Don d’organes : comment réduire l’opposition ?
Vendredi 27 mars 2026 de 14h00 à 16h30
Amphithéâtre 600A
Faculté de Médecine, Maïeutique et métiers de la santé - 54500 Vandœuvre-lès-Nancy
Ouvert à tous
Animé par le Professeur Gérard AUDIBERT, directeur de l'EREGE - Lorraine
Dans le cadre des Etats Généraux de la Bioéthique
En France, 6034 greffes ont pu être réalisées en 2024 alors qu’au 1er janvier 2025, 22585 patients étaient inscrits sur la liste nationale d’attente pour une greffe, tous organes confondus[1]. Le nombre d’organes disponibles est donc encore bien inférieur aux besoins.
Aujourd’hui en France et depuis la loi du 22 décembre 1976 (loi dite Caillavet), renforcée par la loi de 2017, chacun est présumé donneur sauf en cas de refus exprimé de son vivant. De plus, 80% des Français sont favorables au don d’organes sur le principe. Cependant, pour 36% des donneurs potentiels, les familles témoignent d’une opposition. Ceci est à mettre en parallèle avec le fait que seuls 47% des Français ont abordé le sujet avec leurs proches.
Même si le consentement implicite est la solution choisie en France actuellement, le consentement explicite de la personne concernée ne permettrait-il pas une réalisation plus juste de sa volonté ? En cas de demande de consentement explicite, on sait que la constitution d’un registre du oui n’est pas efficace. On pourrait alors s’interroger sur le moyen à choisir afin de recueillir la volonté de la personne concernée (permis de conduire, carte vitale…) et de s’assurer de sa mise à jour. Les modalités mises en œuvre en France actuellement sont-elles les plus efficaces ? Pourrait-on imaginer de modifier la loi afin de respecter réellement la volonté du défunt ?
Ce sont ces questions qui nous occuperont lors de nos différents événements concernant les Etats Généraux de la Bioéthique 2026 en Lorraine.
[1] DP-chiffres-organes-tissus-2024_def